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Mediapart : A Montargis, des partenaires de l’agglo sont en affaires avec son président

Retrouvez dans son intégralité l’article de Médiapart sur Frank Supplisson:
– président de l’agglomération Montargoise,
– ancien président de la commission des finances de l’agglomération,
– ancien président de la commission sport de l’agglomération,

– président de la commission d’appel d’offres de l’agglomération,
– président de la commisison de délégation de service public et commission d’ouverture des plis de l’agglomération,
– 1er Vice-président du PETR, en charge de la commission Finances – Contrat Région
– ancien premier adjoint de M Digeon à la ville de Montargis

https://www.youtube.com/watch?v=mlb1qcbRKvk&t=1851s
M Supplisson affirme n’avoir aucun intérêt avec H2V
lors du conseil d’agglomération du 26 septembre 2019

A Montargis, des partenaires de l’agglo sont en affaires avec son président

source: https://www.mediapart.fr/journal/france/190520/montargis-des-partenaires-de-l-agglo-sont-en-affaires-avec-son-president

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19 mai 2020 Par Romaric Godin et Antton Rouget – Mediapart.fr

 Frank Supplisson préside la commaunuté d’agglomération de Montargis. © Facebook

 

Des entrepreneurs impliqués dans des projets de la communauté d’agglomération de Montargis entretiennent des relations d’affaires avec son président, Frank Supplisson. Deuxième volet de notre enquête sur l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde reconverti dans le privé.

Le haut fonctionnaire et élu LR Frank Supplisson ne s’active pas seulement pour reprendre des usines en difficulté dans le secteur de l’armement ou, plus récemment, de l’industrie pharmaceutique (relire notre enquête ici). Il se démène aussi dans l’immobilier ou les énergies renouvelables, secteurs dans lesquels son business personnel chevauche parfois ses fonctions de président de la communauté d’agglomération de Montargis (environ 60 000 habitants), dans le Loiret.

Le dernier exemple en date concerne le projet de centrale photovoltaïque géante équipée d’une station à hydrogène que l’agglomération souhaite implanter sur les 50 hectares aux abords de l’aérodrome de Vimory, à 10 km de Montargis. Les terrains sont jusqu’ici occupés par des agriculteurs. Mais le président Supplisson s’est mis en tête d’y implanter prochainement une usine.

Lors du conseil d’agglomération du 26 septembre 2019, son opposant communiste Bruno Nottin a mis les pieds dans le plat en découvrant le projet : « Que trouve-t-on parmi ces dossiers importants à bétonner ? Eh bien, par exemple, un projet de centrale photovoltaïque équipée d’une station à hydrogène à Vimory. Et voyez comme les choses sont bien faites, il se trouve que M. Supplisson a des intérêts dans une société nommée H2V… qui produit justement de l’hydrogène ! »

Frank Supplisson préside la commaunuté d’agglomération de Montargis. © Frank Supplisson / Facebook

 

Une fois l’affaire éventée, Frank Supplisson a expliqué qu’il n’avait « aucun intérêt chez H2V », société qui a effectivement répondu à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par l’agglomération. « Je n’ai jamais été fondateur, actionnaire, gérant, salarié, client ou prestataire de la société H2V », a-t-il insisté auprès de La République du Centre.

Le journal local avait relevé qu’en 2016, plusieurs médias (dont Les Échos ou Le Figaro) évoquaient le rôle de dirigeant de Frank Supplisson à la tête de la toute nouvelle entreprise H2V, qui venait de naître. « H2V, c’est un acronyme, un nom générique qui veut dire “hydrogène vert” », a alors soutenu Frank Supplisson pour se défendre de tout conflit d’intérêts.

Le cofondateur et président de l’entreprise, Lucien Mallet, a aussi volé au secours de l’élu. « Il n’y a aucun lien ! » entre Supplisson et H2V, a-t-il soutenu dans la presse locale, en précisant leur relation : « Personnellement, en 2016, quand j’ai créé H2V, je ne connaissais pas ce monsieur, mais lui connaissait bien Alain Samson [le patron du fonds Samfi Invest, actionnaire d’H2V – ndlr] depuis longtemps. » Samson et Supplisson se sont aussi associés, fin 2019, pour reprendre l’usine Alpine Aluminium à Annecy (lire ici).

Lucien Mallet s’est même montré agacé face à « cette histoire qui [lui] colle à la peau » depuis des années : « Déjà, en 2016, j’ai envoyé des courriers avec accusé de réception à M. Supplisson pour lui demander de cesser de se faire passer pour vice-président d’H2V », a-t-il expliqué.

Les éléments consultés par Mediapart montrent pourtant l’implication de Frank Supplisson dans plusieurs projets récents d’H2V.

Dans un mail du 12 septembre dernier adressé à Alain Samson et Lucien Mallet, l’élu signale aux deux investisseurs qu’il « voit le cabinet Bercy mardi après-midi » pour parler des projets d’H2V. Il développe en quelques paragraphes sa démarche et propose aussi à M. Mallet de l’accompagner au rendez-vous au ministère de l’économie. « Dois-je remplir un dossier pour entrer ? », lui demande le patron d’H2V. Même pas besoin, « je te fais entrer », répond Supplisson, haut fonctionnaire en détachement, qui connaît bien la maison pour avoir notamment travaillé au cabinet de Christine Lagarde pendant les années Sarkozy.

Pour préparer la réunion, l’élu réclame à Alain Samson une « présentation actualisée du projet H2V me permettant d’expliquer que nous allons créer une structure d’ingénierie liée au gaz », en listant plusieurs projets de « reprise du personnel (à quantifier) et des actifs fonciers intéressants ». L’idée est de « montrer la puissance des acteurs de H2V et l’état de développement du projet », explique-t-il.

Pourquoi ce « nous », comme s’il faisait partie de l’entreprise ? « Je suis un fervent soutien du projet d’usines de production d’hydrogène vert par voie électrolytique. Je soutiens tous les projets de développement d’unités de production […], et pas seulement ceux d’H2V », justifie M. Supplisson auprès de Mediapart, en indiquant qu’il s’agit d’un projet « nécessairement collectif ». Son engagement auprès de l’entreprise serait bénévole, guidé par « l’intérêt général », H2V ne lui versant « aucune rémunération », ajoute-t-il.

Le président de l’agglomération montargoise se mobilise aussi, au même moment, dans la recherche des débouchés industriels pour l’entreprise. Il est ainsi consulté – « en tant qu’expert », précise-t-il – pour présenter H2V au maire de Sainte-Geneviève-des-Bois, Frédéric Pettita (PS).

Frank Supplisson s’engage également personnellement dans un projet de développement de l’entreprise dans le port de Dunkerque, où H2V prévoit d’exploiter une usine de production d’hydrogène dès 2021.

Le 5 septembre, il écrit à Emmanuelle Verger-Chabot, directrice chez EDF et présidente du conseil de surveillance du grand port maritime de Dunkerque (GPMD). Tous deux polytechniciens, ils ont intégré l’X ensemble en 1993. « J’accompagne un important projet dans le domaine de l’hydrogène sur le GPMD. Aurais-tu une date de disponible pour un déjeuner ? Ça me fera plaisir de te revoir après toutes ces années », lui écrit Frank Supplisson. Proposition acceptée. Ils déjeunent ensemble le 2 octobre dans un restaurant à Paris.

Un réseau utile dans l’administration

Préfets, hauts fonctionnaires, patrons, élus, etc. : le carnet d’adresses de l’ancien conseiller de Lagarde est particulièrement fourni. Et H2V l’a bien compris. Le 3 septembre, Jean-Baptiste Djebbari, inconnu en politique, est nommé secrétaire d’État aux transports auprès du ministère de la transition écologique.

« Le connais-tu ? », demande immédiatement Lucien Mallet à Frank Supplisson. « Non, pas personnellement, répond l’élu. Par contre, il faut qu’on travaille la nouvelle DGEC [directrice de l’énergie à la direction générale de l’énergie et du climat, nommée en juillet 2019 – ndlr] », préconise-t-il. « Je la connais », précise-t-il.

« Tu peux certainement nous aider à la rencontrer et même nous accompagner comme on l’avait fait à l’époque », sollicite aussi le patron d’H2V. « Oui, OK, on va faire ça », valide Supplisson.

Ce dernier connaît aussi Émilie Piette, ancienne du cabinet de Sylvia Pinel, bientôt nommée secrétaire générale du ministère. En septembre, ils partageront même un verre à Paris pour fêter son entrée en fonctions. « Super, à ta disposition », s’enthousiasme Lucien Mallet.

Le président de la communauté d’agglomération s’implique aussi dans un autre projet d’H2V, qui souhaite dupliquer son installation de Dunkerque sur une partie des terrains du port de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Les négociations sont en cours pour s’implanter dans le nouveau parc logistique Asco Fields, une société détenue par le consortium immobilier Idec Life. Asco Fields est présidée par l’homme d’affaires Claude Guedj, bien implanté dans le Sud-Est, dont Frank Supplisson est proche. Les deux hommes ont même investi ensemble dans une société immobilière à Paris.

L’élu LR facture à Ascol Fields des missions « de conseil et d’assistance au redéploiement » des anciens sites sidérurgiques d’Ascométal à Saint-Étienne et Fos-sur-Mer. Son rôle est notamment de défendre les projets de reconversion auprès de l’administration et des élus des deux villes. Pour ses « prestations du 1er novembre 2018 au 31 mars 2019 », il a présenté une facture de 600 000 euros TTC, à régler sur l’une de ses sociétés, Grand Cru Immobilier.

« Cette somme constitue la rémunération d’une équipe, et de plusieurs prestataires, dans le domaine de l’industrie, de la logistique, du financement, de la levée de fonds, du juridique. Cette équipe d’experts de premier rang a été mobilisée et a porté plusieurs dossiers d’investissements stratégiques en lien avec des fonds d’investissement internationaux dont les actifs dépassent le milliard d’euros », justifie M. Supplisson à Mediapart. Sollicités, Claude Guedj et le groupe Idec n’ont pas répondu.

Frank Supplisson lors de travaux de la communauté d’agglomération de Montargis. © Frank Supplisson / Facebook

 

L’élu intervient aussi comme intermédiaire d’H2V auprès d’Asco Fields. Le 17 décembre, le comité de pilotage du consortium Idec Life indique, au sujet de la « proposition H2V » de s’implanter à Fos-sur-Mer, que la « suggestion d’un terrain » a été faite par « F. Supplisson »« sans offre de prix à ce stade ».

Les associés préconisent de ne pas vendre le terrain de Fos mais de le louer (bail de 30 à 45 ans) « si intérêt de H2V ». M. Supplisson a aussi pris contact avec les services juridiques de l’entreprise Ascométal, déjà implantée sur le site, pour délimiter leur bail. « Ce projet constitue une référence pour l’ensemble des acteurs de la filière hydrogène », explique l’élu à Mediapart pour justifier cet engagement.

À Montargis, après les interrogations de la presse locale sur ses liens avec H2V, le président de l’agglomération a insisté sur le fait que l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) de l’agglomération montargoise pour le projet de centrale photovoltaïque avec station à hydrogène « ne sera pas vicié ».

H2V a bien répondu à l’appel à projets lancé par la collectivité, avec une autre société du fonds Samfi Invest spécialisée dans le solaire. Son projet fait partie des cinq candidatures retenues au terme de la première phase de sélection qui s’est clôturée le 30 août dernier. La seconde phase est en cours, même si son issue reste incertaine, le projet faisant face à l’opposition d’agriculteurs et d’associations de défense de l’environnement.

« Une fois cet AMI lancé, sachant que je connaissais la plupart des acteurs du secteur, je me suis totalement déporté de l’ouverture et de l’analyse des offres », explique le président de l’agglomération à Mediapart. Frank Supplisson n’est toutefois pas toujours resté en retrait sur le sujet. Selon nos informations, il était même au cœur des discussions sur le cahier des charges initial.

Le 22 juillet, Lucien Mallet, s’impatientant de ne pas voir l’appel à projet publié au cœur de l’été, interroge directement Frank Supplisson. « Où est publié l’AMI de l’agglomération ? » lui demande-t-il. Il ajoute alors, laissant entendre qu’H2V a déjà commencé à plancher sur sa réponse, qu’il souhaite la publication du document « pour être certain des réponses que nous préparons avec les collaborateurs ». Interrogés, Lucien Mallet et Alain Samson n’ont pas répondu à nos questions.

Frank Supplisson sollicite dans la demi-heure sa directrice générale des services à l’agglomération : « Beaucoup de professionnels n’arrivent pas à trouver l’AMI que nous sommes censés avoir publié… » La DGS lui indique qu’« il faut 48 heures pour que l’avis soit effectif », réponse qu’il transmet immédiatement à M. Mallet.

« On fait comment pour la commission ? »

Pourquoi un tel empressement ? « Je tenais à ce que cet AMI soit bien lancé avant le fin de mon mandat », explique aujourd’hui Frank Supplisson, dont le mandat, qui expirait en mars, est prolongé à cause de la crise du Covid-19.

Ce même 22 juillet, à 11 heures, c’est son ami et agent immobilier Mathieu Janin (lire ici) qui transmet par mail une « VMODIF » (pour « version modifiée ») de l’appel à projets. Pourquoi une telle intervention d’une personne ne travaillant pas pour l’agglomération ? « Frank Supplisson m’a parlé à plusieurs reprises de son idée d’utiliser les délaissés d’une zone aéroportuaire pour le développement d’une centrale photovoltaïque au sol, domaine dans lequel je dispose aussi d’une expertise et d’autres projets semblables. Il s’interrogeait sur la faisabilité technique et économique. Je lui ai transmis ces informations », explique à Mediapart l’agent immobilier, qui est lié financièrement à Alain Samson.

Trois heures plus tard, Frank Supplisson transmet le document à sa DGS : « Ci-joint les modifs. » Celle-ci annonce que le cahier des charges va être transmis à deux élus de l’agglomération (le vice-président au développement économique et la maire de Vimory). « Transmettez-leur pour avis sans faire apparaître les successions de modifications », prend le soin de préciser M. Supplisson.

« Les successions de modifications en mode apparent rendent le document illisible », justifie le président de l’agglomération à Mediapart. Interrogée, sa DGS dit s’être « assurée constamment du respect des règles de la commande publique ».

À la réception du document, le vice-président au développement économique Guy Haghebaert alerte sur le volet hydrogène de l’appel à projets, « très technique » et « particulièrement nouveau » pour la collectivité.

Compte tenu de sa « complexité réelle », il lui paraît « indispensable » que l’agglomération se fasse accompagner par un « cabinet spécialisé » pour faire un « choix éclairé ». Il plaide aussi pour qu’un « dossier aussi important » fasse l’objet d’une présentation en conseil d’agglomération avant même l’engagement de la procédure.

« Les différentes offres seront examinées par une commission ad hoc, qui proposera un choix qui sera soumis au conseil d’agglomération fin 2020, voire début 2021 », tente aujourd’hui de rassurer M. Supplisson.

Avant le Covid-19, M. Supplisson devait abandonner son siège de président en mars. © Frank Supplisson / Facebook

 

À la même période, un autre dossier anime les conversations dans les couloirs du siège de l’agglomération. Le 16 septembre, le président Supplisson écrit à plusieurs de ses collaborateurs, dont sa DGS, au sujet d’un projet d’implantation d’une plateforme logistique dans les communes d’Amilly (bâtiment de 30 000 m2) et de Mormant (bâtiment de 100 000 m2). Trois entreprises, dont L’Oréal et Zalando, doivent y installer des entrepôts. Le projet est porté par un investisseur, David Taieb.

« Bien vouloir revenir vers David Taieb et ses équipes pour formaliser tout cela, sous réserve de l’accord de Guy [Haghebaert] et des deux maires, et le présenter à la prochaine commission », écrit le président à plusieurs collaborateurs.

Le projet a germé à partir de juillet 2019, au terme d’un rendez-vous dans un restaurant du XVIe arrondissement de Paris entre Frank Supplisson et Philippe Desmas, apporteur d’affaires de David Taieb. Frank Supplisson est arrivé en retard, à l’heure du café, mais la rencontre a été fructueuse.

Les discussions se sont poursuivies tout l’automne, pour un dénouement heureux en fin d’année. Le 9 décembre, après de nombreux échanges, David Taieb adresse une lettre d’engagement à Frank Supplisson. « Bien vouloir faire un courrier pour chacun de ces entreprises SVP, et mettre ma griffe », transmet immédiatement le président de l’agglo à sa DGS. Deux jours plus tard, cette dernière explique que « les courriers partiront ce jour ».

David Taieb remercie « Frank ». Il lui demande aussi des « infos » sur son projet de rachat de l’usine d’Annecy (lire ici), au risque d’entretenir la confusion entre Supplisson président de l’agglomération et Supplisson chef d’entreprise. « Ma réponse sera rapide sur ce sujet. Amitiés », dit M. Taieb à l’élu. Frank Supplisson lui précise en retour que les terrains d’Alpine Aluminium à Annecy s’étendent sur « 9 hectares », « au 74, avenue de la République », pas loin du centre-ville.

« M. Taieb m’a effectivement interrogé par la suite sur le foncier d’Annecy », explique le président de l’agglomération, en estimant qu’une « confusion entre les fonctions d’élu et d’entrepreneur est inenvisageable ». David Taieb déclare, lui, que c’est M. Supplisson qui lui a fait part « qu’il était sur un projet à Annecy qui est une ville à potentiel »« Mais encore rien n’a été concrétisé », précise-t-il à Mediapart.

Avec l’agent Philippe Desmas, le président de l’agglomération planche sur d’autres projets immobiliers privés. Comme la cession de plusieurs bâtiments dont Alain Samson, de la Samfi, est propriétaire à travers toute la France. Les locaux présentent l’avantage d’être loués pour des agences Pôle emploi, un locataire particulièrement solvable.

Le 30 octobre, Supplisson le rassure sur l’avancée du projet : « Ça arrive, on a mis des baux de 9 ans, ça améliore le bébé. » Trois semaines plus tôt, le président de l’agglomération s’était fait explicite sur son intérêt dans l’opération : « On fait comment pour la commission ? » Réponse de Desmas : « 50/50. »

Pourtant, pour M. Supplisson, « il n’a jamais été question d’une quelconque rémunération ». Mais M. Desmas déclare l’inverse à Mediapart : « Pour la rémunération dans ce projet privé, rémunérer quelqu’un qui aide à concrétiser un projet en 50/50, cela fait partie des us et coutumes. »

Philippe Desmas dit d’ailleurs avoir « alerté Frank Supplisson par rapport au fait qu’il n’a pas de carte professionnelle » : « De principe, payer une commission en cas de succès ne pose pas de problème avec un autre cabinet immobilier car ma profession est réglementée et je lui ai rappelé que je ne peux pas payer s’il n’a pas de carte professionnelle ».

URL source: https://www.mediapart.fr/journal/france/190520/montargis-des-partenaires-de-l-agglo-sont-en-affaires-avec-son-president

 

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