📰 Montargis — Mohamed Ziri répond aux rumeurs : « il faut revenir à la vérité »
Depuis plusieurs semaines, le nom de Mohamed Ziri, figure locale bien connue à Montargis, circule sur les réseaux sociaux et dans certaines conversations politiques, accompagné de rumeurs tenaces.
Deux d’entre elles se sont particulièrement diffusées : une prétendue « école coranique » gérée par sa famille, et une polygamie supposée, liée à une publication diffusée sur Facebook.
Dans un entretien filmé conduit par Olivier Masson, M. Ziri revient calmement sur ces accusations et rétablit les faits, dans un climat local où l’emballement des rumeurs semble parfois supplanter le débat de fond.
🕌 L’« école coranique » : une confusion entre famille et fantasme religieux
La première rumeur aurait circulé après des propos rapportés lors d’une réunion municipale, évoquant une prétendue « école coranique » non déclarée.
Mohamed Ziri dément formellement cette information et explique le malentendu : il s’agit simplement d’une maison familiale où se retrouvent régulièrement de nombreux enfants de la même famille.
« Ce sont mes neveux, mes nièces, mes proches. Ils se réunissent souvent dans cette maison, notamment les week-ends. »
Autrement dit, une réunion familiale élargie a été interprétée comme une activité d’enseignement religieux.
Une confusion qui, pour certains observateurs, s’apparente davantage à une “cousinade” qu’à une école coranique.
La comparaison, bien qu’implicite, illustre la mécanique d’une rumeur : une donnée vraie (une maison fréquentée par des enfants), déformée par le prisme des préjugés.
📱 Une publication Facebook issue d’un piratage
La seconde rumeur, encore plus virale, concerne un post publié sur le compte Facebook personnel de Mohamed Ziri, semblant valider la polygamie.
L’intéressé dément catégoriquement :
« Ce message n’est pas de moi. Mon compte a été piraté. »
Le post litigieux, diffusé durant plusieurs heures avant d’être supprimé, a rapidement été capté, commenté, puis détourné à des fins politiques.
Une manipulation qui a contribué à alimenter une perception fallacieuse de sa vie personnelle et de sa foi.
🧠Salafisme : une nuance essentielle trop souvent passée sous silence
Autre point souvent évoqué, parfois à demi-mot : l’appartenance religieuse de Mohamed Ziri.
Certains de ses détracteurs affirment qu’il se « revendique salafiste », laissant planer une ambiguïté dangereuse.
Mais là encore, la précision est cruciale.
Le salafisme n’est pas un bloc homogène. Les chercheurs distinguent trois grands courants :
- Les salafistes quiétistes, centrés sur la foi et la morale personnelle, sans engagement politique.
- Les salafistes politisés, qui cherchent à influencer les institutions ou la société à travers un projet idéologique islamique.
- Les salafistes djihadistes, minoritaires, qui adoptent une approche militante et violente.
👉 Mohamed Ziri se situe hors de ces catégories strictes.
S’il partage avec les quiétistes une approche religieuse et spirituelle individuelle, il participe aussi à la vie démocratique locale, notamment comme colistier aux élections municipales de 2026.
Il précise toutefois qu’il ne cherche pas à influencer la politique de la ville au nom de la religion, ni à relier son engagement citoyen à une quelconque idéologie religieuse.
Ne pas rappeler cette distinction — qu’il s’agisse d’une erreur, d’une maladresse ou d’une intention politique — revient à entretenir la confusion entre pratique de foi personnelle et projet d’influence religieuse.
C’est précisément ce flou qui alimente les fantasmes et déforme le débat public.
💬 Une rumeur qui masque les vrais débats
Dans l’entretien, Olivier Masson replace ces polémiques dans un contexte plus large :
celui d’une ville où le débat politique se délite au profit des attaques personnelles.
Les rumeurs autour de Mohamed Ziri, reprises et amplifiées sur les réseaux, serviraient selon lui à détourner l’attention d’enjeux plus sérieux :
les difficultés financières de Montargis, la gouvernance municipale et la crise de confiance entre élus et citoyens.
« C’est plus facile de parler d’un homme que de parler des comptes de la ville », résume un observateur.
Le choix des mots, des insinuations et des silences en dit long sur la stratégie d’une partie du débat public local.
⚖️ Revenir à la raison
Mohamed Ziri conclut sobrement l’entretien :
« Je veux juste que les choses soient claires. Qu’on arrête de mentir aux gens. »
Loin du tumulte des réseaux, cet échange ramène le débat à son essence : la vérification des faits.
Car à Montargis comme ailleurs, la rumeur n’est pas seulement une nuisance personnelle — elle devient un outil politique qui fragilise le lien démocratique.
📺 Regardez la vidéo complète sur YouTube :
👉 Montargis – Mohamed Ziri répond aux rumeurs : salafisme, école coranique et polygamie
🎯 Une vidéo de fact-checking local pour rétablir la vérité et ramener le débat citoyen sur les sujets de fond.
🔍 Fact-checking
Terme popularisé par les médias américains, il signifie littéralement “vérification des faits”. En France, il s’agit d’une démarche journalistique de validation ou de correction d’une information publique (déclaration politique, image, publication, etc.). Mais le “fact-checking” est parfois devenu un outil d’arbitrage idéologique, où l’on ne vérifie plus des faits, mais des opinions ou des interprétations.
👉 Le véritable fact-checking repose sur la méthodologie et la neutralité, non sur la posture morale.
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